Jardins NOTES
Au départ, il s’inscrit dans une recherche somatique et poétique sur l’espace en puissance, celui qu’on ne peut appréhender que par la sensation.
sous forme de dialogue avec les espaces physiques et imaginaires.
Il y a un espace circulaire, un espace de jeu.
Il y a un espace de prière - recueillement, silence, écoute. Écoute du bruit de l’espace.
Il y a un ballon - un partenaire. Le ballon devient l’autre, le monde. Le ballon est la sphère. La sphère est le temps et l’univers. rebond/lourdeur.
Joue sur les opposés qui co-existent
: le temps cosmique (le temps des pierres, long, une éternelle répétition) et le temps du vivant, le temps de la pulsation et du rythme. Joue sur les contrastes entre un espace “vide” et le bruissement intérieur.
Ouvrir une brèche, une clairière.
Sur le devenir jardin : cultiver un foisonnement dans le corps.
Le silence devient le sanctuaire et la tombe. Lien avec H. Godard : expire, inspire. Effluves, paysage.
Je cherche à cultiver un état, une disposition à sentir et à agir. Un état peuplé de projections, d’imaginaires, et de mémoires. Un état d’écoute où tout est ouvert. Je m’intéresse au laps de temps qui précède la prise de la parole, le déploiement du geste. À quel moment cet état d’écoute se transforme-t-il en mutisme ? On se laisse parler et on finit par ne plus parler du tout. Ramener du rythme, du jeu : une pulsation.